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man with plastic bag in the ocean
Cristian Palmer / unsplash.com

Pourquoi j'agis?

Salut,

Aujourd’hui, je te partage un peu de mes tripes pour comprendre ce qui me pousse à agir

Alors, pourquoi s’y mettre ?

plastic bag in the ocean with a diver
Credits: Cristian Palmer / unsplash.com

Tu entends parler tous les jours de l’urgence climatique, tu le sais, peut-être que tu ressens de l’éco anxiété, cette nouvelle angoisse contemporaine qui nous saisi parfois. Je regardais hier une vidéo de Vincent Verzat (@partager_cest_sympa) x France Tv Slash, qui raconte que lui, c’est l’inaction des dirigeants et du monde de la finance qui le révolte.

 

Moi, c’est ça :

 

 

Voir cette tortue souffrir à cause d’une paille en plastique, ça me fait pleurer à chaque fois que je la regarde. Voir les vidéos de L214 qui montre la cruauté dont on fait preuve envers les animaux en abattoir, ça me révolte. Voir l’élevage intensif et ces animaux qui n’ont que la place de leur corps pour vivre, ça me révolte. Voir que notre supposé confort se résume à la mort ou la souffrance des autres êtres avec qui on partage cette planète, ça me révolte.

 

« Ca me révolte », ça veut dire que ça me prend aux tripes, que ça fait un tourbillon d’émotions qui se bousculent. Dans mon ventre, dans mon cœur, dans ma tête.  C’est ce moment où ton humanité te parle et te dit que quelque chose ne tourne pas rond.

 

Et cette pauvre tortue qui a passé je ne sais combien d’années avec une paille dans le nez, je me suis dit : et si c’était une paille avec laquelle j’avais bu, moi, étant petite ? ou ado ? ou étudiante, en terrasse ? Pourquoi est-ce qu’un bon moment pour moi devrait signifier des années de souffrance pour un autre être vivant ?

 

Peut-être que tu trouves ça risible, de s’émouvoir pour une tortue. Peut-être que tu te dis que ce n’est pas si grave, ce n’est qu’un animal. Un non-humain. Une tortue parmi tant d’autres qui se porteraient bien ?

Tu peux penser ça. Tu peux te dire ça et rester bien au chaud dans ta zone de confort. Reste donc dans ton statut quo. Tu vas te mentir parce que faire face à la réalité, c’est difficile. Ca nous renvoie pas une super image de nous-même. Un peu comme voir ce phoque dont la chair a été entaillée par un filet, perdu en mer. Ca nous dérange parce que ça nous rappelle que c'est de notre fait. Et par conséquent, de notre responsabilité.

 

Seal with Scars on a Beach
Credits: Brian Yurasits - unsplash.com

Alors j’ai décidé d’agir. De prendre ma part de responsabilité dans tout ça. J’ai décidé que mon humanité ce serait autre chose que des déchets qui finissent dans l’océan. Autre chose que des pailles dans le nez d’une tortue. Autre chose que des animaux torturés à cause d’un filet qui leur cisaille la chair, ou étouffés parce qu’ils ont confondu un sac plastique avec de la nourriture. Autre chose que de manger de la viande d’un être vivant (terrestre ou marin) qui n’est né que pour souffrir et pour finir – au mieux, dans notre assiette. Au pire, à la poubelle. Car des tonnes de viande sont jetées sans être mangées.  Elever un animal pour sa viande et qu'il finisse à la poubelle, c'est le summum du gâchis de la vie. On ne pourra pas nous enlever ça : nous, les humains, quand il s'agit de gâcher ce qu'il y a de précieux, on est plus fort que quiconque.

 

J’appartiens à une espèce qui fait souvent plus de mal que de bien. Je l’ai intégré. J’ai décidé que ce ne serait pas une fatalité. Pas ma fatalité. Alors je suis sortie de ma zone de confort, pour me sentir mieux avec moi-même. Mieux avec le monde, humains et non-humains.

 

Jamais je n’ai regretté ce qui est une des meilleures décisions de ma vie. Jamais je n’ai eu à le regretter non plus.

 

Ta zone de confort, c’est ta prison dorée.

Trouve ta tortue et bouge toi le cul.

 

A la semaine prochaine.

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